samedi 14 février 2009

4 - Seconde lettre à monsieur Trunet

Photo de classe 1977 ou 1978. Je suis la troisième personne du premier rang à partir de la gauche, mais quelle importance ?

(Cliquez sur la photo pour la voir en grand format)

Monsieur Trunet,

Je conçois parfaitement votre frilosité à mon endroit. C'est humain. Toutefois je ne changerai pas une virgule de mon texte de présentation sur le site COPAINSDAVANT. Ce n'est pas faire offense au souvenir de mes précepteurs que de faire état de la vérité, d'autant plus qu'elle émane, intacte, du coeur de l'enfant que je fus à Saint-Riquier et que je suis toujours, trente ans après.

Que cela plaise ou non (et je comprends que cela déplaise plutôt), les abbés étaient détestés de la plupart de leurs élèves, à l'époque. Tous les anciens élèves ne l'avoueront pas officiellement...

(Un seul a su se montrer aimable, humain, chaleureux, généreux : l'abbé Wersmée.)

Alors, la faute à IZARRA qui (sans haine ni esprit de vengeance mais avec une consciencieuse équité) rapporte des faits dépourvus d'artifice ou la faute aux abbés qui n'ont pas su laisser de souvenirs plus flatteurs ?

N'importe ! Je pardonne à ces mauvais pédagogues leurs erreurs de fond et poursuis mon chemin, plus léger que jamais.

Il est bien évident que je puise une "inspiration vengeresse" dans mes souvenirs de Saint-Riquier... Bien qu'en réalité je n'aie aucun esprit de vengeance.

L'abbé Laurent, l'abbé Bernier... J'en ai fait des mets textuels pleins de saveurs amères et épicées. Je les déguste à chaque fois avec une inaltérable jubilation !

Tous ces méchants abbés (mais tellement drôles !) se sont retrouvés dans mon assiette, caricaturés à l'extrême, découpés en menus morceaux, accompagnés de viandes bien saignantes voire de légumes exagérément chastes...

Vous verrez à travers mes textes les nombreux exemples du sort littéraire réservé à ces religieux de Saint-Riquier.

Raphaël Zacharie de IZARRA

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